Brain Sheep

Si t'arrives pas à dormir, compte les mous cons.

28 juin 2011

Déclaration d’amour « poste rupture » et par anticipation

Cette nuit j’ai vécu l’arrêt des programmes de télé analogique. Celle avec qui j’ai partagé ma jeunesse, alors que je la faisais cocu avec l’Internet a décidé de rompre. Soit.

(Veuillez noter le jeu de mot « poste rupture »).

Un décodeur TNT ? Une freebox TV pour relancer notre couple?  « Non chérie, je ne te regarde même plus. Ton humour est plat, tes programmes sont flasques et tes débats sont creux … Tu ne ressembles plus à rien. Bon ok, parfois je retrouve un intérêt pour toi quand tu me proposes de prendre du Zemmenol, des laboratoires Ruquier ou une injection de CSOJ prescrite par le docteur Taddéï. Oui, mais c’est triste d’en arriver à ça pour que tu m’excites encore un peu non ? »
Bon soyons clairs, je dois faire partie de la portion de Français qui admettent apprécier Zemmour. Certes, on peut lui jeter la pierre pour d’éventuels dérapages. Mais j’ai toujours pensé que ses remarques auraient toujours mérité de rester plus sur le plan du débat (télévisé ou non) que dans les tribunaux. De la même manière, soutien éternel à Dieudonné, Soral et tous les autres qui, bien que je ne sois pas en accord avec eux sur tous les plans, méritent d’exprimer leur avis sans subir pressions et boycotts !
Bref, par acquis de conscience, j’ai regardé qui était pressenti pour remplacer le bougre. Naulleau, ce sera Pulvar pour le côté « gauche ». Et sur l’aile droite on aura … qui ça ? Natacha Polony. Connais pas.

Allez ça y est, on va avoir droit à deux féministes de base (pléonasme), ambiance « girl power, les filles domineront le monde, les garçons ne pensent qu’avec leur zizi et c’est tous des connards blablabla ». Déjà que pour la dernière d’On n’est pas couché, on avait le droit à Isabelle Alonso qui rangeait les mecs par catégorie de performances sur le travail du clitoris … Qu’est-ce que ça allait être à la rentrée ?!

Bon, petit coup d’œil sur Wiki.
« Dressant un constat très négatif sur l'état de l'éducation en France, elle prévient contre les dangers de la dérive « pédagogiste », source, selon elle, de nombreux maux de la société. »
J’aime.


Dans son « (…) essai critique sur le féminisme. Elle y dénonce les dérives d'une idéologie différentialiste qui tend à faire des femmes des victimes d'une supposée violence universelle des hommes. Elle appelle à se détourner d'un féminisme obsédé par les luttes symboliques ».
Serait-ce donc une journaliste qui partage le point de vue que j’ai écrit dans un précédent article ?

Voyons ce qu’elle raconte sur Youtube.


« On est aujourd’hui dans une dénonciation du masculin comme étant forcément du côté de la violence et de la brutalité et au contraire dans une apologie du féminin qui serait du côté de la vie. (…) C’est un mal parce que c’est une illusion. Est-ce que les femmes qui ont exercé le pouvoir ont fait advenir la paix dans le monde ?»
Pas mal.


« On essaye d’expliquer aux filles qu’elle ne peuvent réussir qu’en dansant, ultra maquillées avec le nombril à l’air. J’suis pas sure que ce soit l’aboutissement de la libération des femmes »
Pincez-moi, une fille avec ce discours ne peut exister.


« Les courants féministes actuels (…) en arrivent toujours à cette même pensée : la criminalisation du masculin. L’idée que l’homme est toujours violent, potentiellement dominateur … ça, je le récuse ».
Je commence à fondre.



« Ségolène Royal ne s’est pas présentée au suffrage des français en tant que personnage politique avec un projet, elle ne cessait de rappeler qu’elle était une femme mère de quatre enfants. (…) C’est dramatique, c’est une régression fondamentale pour les femmes ».
Mon Dieu. Préparez-moi un contrat de mariage.



« Au lieu d’élever les femmes, on a rabaissé les hommes. »
Bon là, j’ai juste ce son qui me vient en tête :


Et tout ça bien sûr dans une enveloppe élégante et sobre, ce qui n’est pas pour jouer en sa défaveur.

Après quelques autres recherches qui m’étonnent de clic en clic, je prends le risque de  franchir le pas … avant que ce soit mainstream de le dire ... J’aime Natacha Polony !

« Allo Free ? Vous faites quoi ?! Livrez moi ma nouvelle Freebox TV !! »

(Je sais, c'est carrément plus léger que d'habitude ... mais pour une fois, il y a coup de coeur ! Et si t'es en manque de trucs à Liker sur Facebook, clique ici :) )

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26 décembre 2010

Bronze utile, fais de l’humanitaire.

 

vietnam2010

  • - Cool tes nouvelles photos Christine, je savais pas que t’étais partie en vacances au Vietnam.
  • - Non, j’étais en mission humanitaire.
  • - … Ha.

Christine : sac Vuitton, lunettes qui tombent sur le nez tellement le logo Dior sur chacune des branches est lourd, ambiance So fash, So glam. Véridique. Faut admettre que le côté « aide ton prochain » n’est pas flagrant.

Avant, l’humanitaire c’était un truc de roots en dreadlocks. Ils me disaient qu’un jour … un jour ils iraient aider des peuples en détresse. Mais pas tout d’suite, là c’est pause bédo. On les a tous eus dans notre lycée … ces hippies en herbe (pléonasme) qui faisaient tous les festivals de rock et jouaient du ska au concert du lycée. Ambiance rastas blancs, fumette, pompes de skate, vêtements trop larges et percés. Tout le contraire de Christine. Perso je me suis toujours bien entendu avec eux mais je ne partageais pas forcément leur vision assez marginale de l’avenir.

Dans mes études de commerce, j’ai eu la chance d’en rencontrer d’autres, plus déterminés. Enfin surtout un. Alors que tous les jeunes cadres dynamiques, tous beaux, tout sourire Colgate, tous cravatés comme on en voit sur les catalogues, sont prêts à aller investir la Chine ou les States, lui il voulait aller en Afrique subsaharienne. Et alors que j’entamais un stage dans une start-up à Boulbi, lui était en VIE (Volontariat International en Entreprise) en Angola. Respect. Aujourd’hui il travaille là-bas, a un garde du corps et ne fricote pas trop parce que le sida est aussi rare que l’impolitesse d’un Parisien MAIS, à son échelle, il fait avancer le pays. Résultat dont je doute dans les actions humanitaires de ces dernières années.

Attention je ne dis pas que les ONG et les actions humanitaires sont absolument inutiles, loin de là. En revanche, je ne suis pas sûr que toutes les personnes qui vont « faire de l’humanitaire » aient une présence vraiment efficace sur le terrain.

Mon ressenti, c’est que les gens qui veulent vraiment aider à construire se font rares. Aujourd’hui Donatien et Marie-Cécile postent sur Facebook des photos que vous avez tous vues :

  • Des photos type « bronzette », mais attention c’est un leurre, ils étaient en mission !
  • D’innombrables photos de plages, d’océans, de rizières et de montagnes qui se ressemblent toutes,
  • Des femmes en costume traditionnel qui font une activité traditionnelle (couture, peinture traditionnelles, calligraphie etc),
  •  Des petits vieux qui fument un calumet, le regard lointain (photo en noir et blanc, de préférence, ça fait plus poétique),
  • Des bandes de gosses souriants, de préférence dans un tas de détritus pour montrer que malgré leur condition de vie de petits-pauvres-qu’il-faut-qu’on-aide-une-fois-qu’on-aura-fini-de-poster-les-photos-sur-Facebook, sont pleins de vie.

indonesia_children_garbage_dump3Pour revenir avec quel bilan au final ? Les mêmes conclusions que dans Pékin Express. Super ça valait l’coup. « Ces gens n’ont rien et pourtant ils nous accueillent avec le sourire … ça fait réfléchir sur notre condition, on a tout et on se plaint ». Non c’est juste que toi t’es un gros con qui ne sait pas apprécier ce qu’il a. Il ne tient qu’à toi d’être souriant et avenant avec les gens, en n’abusant pas des bonnes choses que le mode de vie occidental t’a apportées.

Bien que je sois Parisien, dire bonjour, sourire quand on parle aux gens et être accueillant font partie des bases de la culture que l’on m’a inculquée. Et si je vais à l’étranger, c’est juste pour VISITER. Etant régulièrement retourné « au bled », j’ai déjà parfaitement conscience de ma chance et de ma condition sans me plaindre. :) 

 

Bien que je n’adhère pas à l’intégralité de l’idéologie Marxiste c’est sur le blog Combat Marxiste que j’ai trouvé une analyse assez pertinente de « la bonne conscience humanitaire » bourgeoise.(Clique ici pour lire l'article)

« En l'espace de quelques années, l'Humanitaire s'est constitué comme théorie et pratique indubitablement Vraie, Juste et par dessus tout comme alternative au système marchand actuel. Ce nouveau concept pratique qui remplace et annule le précédent, constitue (…) la nouvelle "source morale". (…) Triomphant, depuis trop longtemps, sur le plan économique, [le capitalisme] est devenu effectif sur le plan politique lors de la mutation des monarchies en démocraties et enfin sur le plan spirituel avec la bonne conscience Bourgeoise comme idéologie dominante.

(…) Le mode de vie bourgeois qui repose dans l'ostentatoire, c'est-à-dire de mettre en évidence sa richesse aux yeux de la société (…) constitue le mode de pensée de façade. Montrer sa réussite économique et sociale par l'acquisition de biens matériels, réussite tout de même basée sur l'exploitation des salariés par le biais d'extorsion de plus-value... »

C’est exactement ça en fait. Joséphine a un sac Vuitton fait par de la main-d’œuvre asiatique mais ira donner un peu de son précieux temps de princesse là-bas, histoire de pas trop culpabiliser. Tout ceci en partant du postulat selon lequel l’ouvrier(-ère) local(e) éprouve le réel besoin de voir la tête d’hypocrite du client final.
C’est paradoxal en fait. Tu vas à l’étranger pour « aider » d’autres personnes, découvrir leur culture et partager la tienne pour finalement … pouvoir mettre sur ton CV le mot « humanitaire » et mettre de nouvelles photos de toi sur Facebook avec des décors un peu plus cools que le carrelage de ta salle de bain. Sale égoïste.
Le plus amusant c’est que Gaspard va dans des pays en voie de développement (ouai pas les pays trop pauvres, faut pas déconner non plus, il y a un minimum de présentation à respecter) aider des gens qui boufferont certainement l’Occident d’ici quelques années/décennies.

Moins drôle par contre, c’est de taper la recherche « Voyage humanitaire » dans Google. Voici le premier résultat :

Humanitaire

Tout est dit. On a réussi à associer vacances et humanitaire. Limite t’aurais un slogan du genre « Farniente efficace ! » ou « Bronzez utile ! » … quoique pour « utile » j’ai un doute.

 Il y a 6 ans jour pour jour, un tsunami frappait l’Asie du Sud-Est, faisant plus de 200 000 morts selon les bilans finaux. J’avais 18 ans à l’époque et, choqué par la situation, je demandai à mon père quoi faire.

  • On envoie de l’argent ? On bouge là-bas faire quelque chose ?
  • Non, laisse.

Mon père, un patriote pure souche indonésienne ne voulait pas déverser un centime à son pays d’origine. Sur le moment j’ai trouvé ça inadmissible mais avec le recul je comprends largement pourquoi. Je n’ai pas retrouvé d’articles concernant l’Indonésie spécifiquement mais il m’avait expliqué que le pays s’alignait sur le raisonnement de l’Inde : refuser l’aide d’autres pays.

 

Attention, on parle ici d’aides d’autres pays, pas d’organisations internationales comme l’ONU.

Pourquoi refuser de l’aide ?

D’une part, des opérations d’aides antérieures ne s’étaient pas toujours passées comme il fallait. Et vous serez d’accord avec moi : mieux vaut savoir qu’on ne pourra compter que sur soi, que d’espérer recevoir le quart d’une promesse de don. On connait tous cette question qui revient à chaque catastrophe, ou à chaque grosse collecte de fonds : « Où est passé l’argent ? ».
Un élément de réponse nous est fourni par un article de BBC News dont le titre résume l’idée « L’aide pour le Tsunami a été donnée aux riches ». 
Dans un autre article qui reprend une étude de la BBC, La Croix Rouge internationale aurait reçu 2,2 milliards de dollars sur lesquels 1,3 milliards de dollars ont été utilisés et seulement 8.000 maisons ont été reconstruites sur les 50.000 promises. La France quant à elle « avait promis 79 millions de dollars, seul 1 million a été versé ». Donc Jean De, avant d’aller faire ton beau gosse qui aide les enfants démunis, assure toi que le chèque de papa soit arrivé à bon port… même s’il a été détruit.

D’autre part, il est temps pour ces pays en voie de développement de montrer qu’ils sont capables de reconstruire et de faire face à la difficulté sans être débiteurs de qui que ce soit. Et c’est ce qu’ils ont fait.
Ici, un article
qui explique en détail pourquoi l’Inde a refusé de l’aide. Ou plus simplement sur cette source dont j’ai traduit un extrait pour les non anglophones :   
«… c’est comme un adolescent qui entre dans l’âge adulte et qui refuse de recevoir de l’aide ou des ordres de ses parents ou d’aînés, qui doivent avoir confiance et considérer qu’il est suffisamment grand pour s’occuper de lui ».

Alors d’où viendrait l’argent pour reconstruire ? Tout simplement des entreprises qui y sont déjà installées. Ha oui, Ambre, je t’explique  … en Asie du Sud-Est aussi, il y a des McDos.
Donc pas la peine de faire vos alter-mondialistes qui sauvent le monde, le capitalisme dont vous dites combattre les dérives, s’en charge déjà. Ici un exemple de bilan de ce qu’a fait Bayer (groupe Allemand fermement installé en Indonésie).

Et bien sûr à tout cela s’ajoute le fait que l’Indonésie souhaitait éviter le nouveau concept occidental « La recolonisation post sismique » soit une des nombreuses filiales de l’entreprise « Colonisation humanitaire » que j’ai découvert ici. Perso, j’adhère.

Ces pays ne veulent pas avoir à dire un jour « Installez-vous, on vous doit bien ça ».

  • Mais … mais … mais … j’ai jamais voulu coloniser un pays moi L. J’aime bien le soleil mais que pour me la péter à la plage sur quelques photos. Pas pour y vivre. Y a que des pauvres quand même. é_è
  • Je sais, calme toi Adelaïde, t’y es pour rien. Mais le problème est bien plus large que ton égocentrique nombril. Non t’es pas grosse, essuie tes larmes.

Début 2010, tremblement de terre en Haïti. Direct l’armée américaine arrive, se déploie dans le pays, arrivée à la Matt Damon dans Green Zone, c’est spectaculaire mais les Boyz n’ont pas de trousse de soins, normal. L’armée du pays qui a produit 80% des produits culturels que tu consommes aujourd’hui n’a pas été foutue de sauver le monde comme dans ses films. Enfin le monde, la petite île d’Haïti. Tu ne saurais pas le placer sur une carte, mais tu te sens concerné. C’est con hein ? Tu te sens coupable Maxence ? Bah va faire de l’humanitaire là bas tiens. Comment ça trop dangereux ? Comment ça tes vaccins ? Ok laisse tomber.

En fait ce qui me gave, c’est le misérabilisme pour les mauvais pays. Partir du principe que les pays non occidentaux sont TOUS en difficulté et ont besoin de nous. L’affaire Arche de Zoé, c’était un peu ça en fait. Outre le fait que l’équipe mentait pour ramener des enfants Tchadiens alors qu’il était question d’orphelins du Darfour, Wonder Woman dit d’un ton ferme et déterminé : « On vient et après on réfléchit ». A l’américaine finalement.

Ici, sa vidéo culte, http://www.youtube.com/watch?v=KkaYrcameUg
Ici, la naïveté à l’état pur d’une adhérente de L’Arche de Zoé : http://www.dailymotion.com/video/x3z66b_news

Mais bon Ok, pour une fois, l’action était menée dans des pays où ça pète vraiment. Manque de bol les gars, votre projet était mal défini, les petits avaient encore des parents... et puis c'était pas le bon pays. Mais presque! Allez retente ta chance.

 

Revenons-en à nos moutons parisiens, l’Asie du Sud Est et la Chine te fournissent en chaussures, en jouets, en ce que tu veux en fait. Si on regarde bien, à part le niveau de vie légèrement sous le niveau occidental, la situation est plutôt tranquille dans ces pays. Par contre, va en Palestine, en Irak, à Haïti il y a des dégâts et de quoi reconstruire. Mais non, ça ferait tâche dans ton Facebook. Tu n’aurais pas suffisamment de Like et ça, ça t’embête.

Et pendant que Priscille et Maximilien retouchent leurs dernières photos de vacances humanitaires à mettre en ligne, un SDF meurt de froid dans la rue d’à côté.

  • Bah tu vas pas l’aider ?
  • Non, Gérard ne m’a jamais fait de sac Vuitton j’te rappelle. Et lui, il vit dans un pays riche, il n’a pas besoin d’aide.

Brainsheep_Humanitaire

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25 novembre 2010

La Journée Internationale pour l’Elimination de la Violence contre les Femmes. Pas concerné.

La violence. Qu’elle soit faite entre les hommes, les femmes, les animaux, les végétaux ou même les quatre ensembles, je déteste. Je « dislike », comme on dit.

J’aime le débat d’idées, la discussion, bref l’échange.

Et ça, autant vous dire que ça ne plaît pas.
Enfin si, en école, en entreprise, en politique, tout ce que vous voulez mais pas en relations amoureuses. Dans tous les couples que je vois autour de moi c’est drame sur drame, on ne s’écoute pas, on se fait cocu vite fait, on se pardonne parce que « c’est humain » et puis … ça se quitte et ça se remet ensemble, ça se frappe et ça se réconcilie.

« Ça se met des taloches et ça se galoche. Pendant que chez moi, ça se paluche. »
Abd’al BrainSheep (BS), slameur.

Et pourquoi tu te paluches BS ? Parce que j’ai pas de copine.
Et pourquoi t’as pas de copine ? C’est ça la bonne question.

Petite analyse objective sur ma personne :

Qualités : gentil, cool, à l’écoute, fidèle, ponctuel, pragmatique, méthodique, réfléchi, maniaque, propre… diplômé (donc théoriquement, avenir potable), avec une vision assez précise de ce que je veux dans la vie.

Accessoirement, je vis dans un milieu aisé et je ne suis pas spécialement regardant sur la dépense. Au moins, je suis sûr que les filles qui m’entourent ne sont pas vénales … du moins, plus après qu’elles m’aient foutu un vent.

Défauts : gentil, cool, à l’écoute, fidèle, ponctuel, pragmatique, méthodique, réfléchi, maniaque, propre… diplômé (donc théoriquement, avenir potable), avec une vision assez précise de ce que je veux dans la vie.

Oui, je mets tout cela en « défauts » aussi. En effet, en faisant une rapide analyse des couples entre 20 et 30 ans qui m'entourent, j’ai eu l’occasion de constituer un profil type du mec qui vous plait, à vous mesdemoiselles. En tout cas, le best of de mecs que je vois en couple a un profil qui se définit comme suit (sur Paris, attention, ne généralisons pas).

  • Nonchalant, motivé pour peu de choses, préfère rester chez lui, mais ça donne un petit côté hibernation qui est mignon à voir ;

  • Indécis, ne sait pas trop ce qu’il va faire de sa vie, ni ce qu’il va faire demain ;

  • Egoïste, ne fait que les activités qu’il aime ;

  • Bordélique, c'est à la femme de ranger ses affaires ;

  • Pas fiable dans ses engagements, viendra ? viendra pas au rendez-vous ? ça donne l’adrénaline du couple, impulsion nécessaire pour conserver la flamme apparemment ;

  • Dragueur, aime quand même bien plaire à d’autres filles que sa copine qui pourra pleinement exprimer sa jalousie (impulsion/flamme vol.2) ;

  • Pas sale mais pas trop propre non plus, on aime bien le côté un peu crasse vintage à l’ancienne. Ça, ça doit être une histoire de phéromones ;

  • Impulsif, oui, ça fait plus virile quand on réfléchit après coup (sens propre et figuré) ;

  • Narcissique, nombreux sont les profils Facebook de garçons qui aiment se montrer torses nus, à la plage, au bord de la piscine, en boîte avec un mojito pour montrer qu’on est frais, pimpant et trop IN. (idem pour les filles remarque)

Bien sûr, il est rare que ce soit TOUT à la fois, mais je garde espoir de rencontrer un jour celui qu’on appelle l’Homme Idéal et lui demander conseil.

J’ai beau me forcer. Je n’y arrive pas. Peut-être dragueur à la limite, mais seulement célibataire. Une fois en couple, ma fidélité n’a d’égal que mon souhait de partager et de construire à deux.
Bon, je ne parlerai pas de physique parce que je considère que les gens intelligents vont au-delà de ça. Mais pour info, je fais 1m71 et suis ni gros, ni maigre, ni athlétique.

Et puis je ne sais pas me battre (physiquement).

Le peu de fois où je l’ai fait à l’école étant petit, j’avais tendance à corrompre mon adversaire avec ce que j’avais (ou pas) ou trouver un arrangement gagnant-gagnant. Mieux, j’avais le contact facile avec tout le monde si bien qu’à la fin, je devenais le pote des gros durs, le businessman des billes et des cartes Magic de la cour de récré. Le garçon anti-violent mais qui, du haut de l’escalier qui menait au collège, regardait les autres garçons se battre pour un paquet de bonbons.
Maintenant que je me remémore cette époque, je me rappelle que je préférais essayer de comprendre la complexité des nœuds que les filles faisaient en « jouant à l’élastique ».

Autrement dit, la violence faite aux femmes … c’est pas mon truc et ce, malgré la puissance Katrinesque (de l’ouragan Katrina .. pas de Philippe Katerine) des vents que je me suis pris cette année.

Allez, petit florilège du cru 2010.

« BS, tu ferais un excellent père de famille, j’en suis sure. Mais tu vois, t’es vraiment trop bien éduqué pour moi. » Alors ne m’appelle pas « ton petit préféré » de la promo.

« J’vais te dire un truc BS, des amis avec qui il y a eu un peu plus que de l’amitié et un petit jeu de séduction, il y en a eu plein. T’es un gentil garçon mais je ne voudrais pas que tu croies qu’il y ait un truc. » Alors ne me fais pas mariner deux mois en faisant genre il se passe un truc, ni venir chercher du réconfort auprès de moi quand la moitié de la classe te rejette.

« BS que j’adore ! J’ai rêvé que je couchais avec toi cette nuit. C’était grrrraaaaave bien. … Non je t’allume pas, non il ne se passera rien en vrai. Tu sais bien que t’es pas mon genre de mec.» Bien sûr. Tu ne sors qu’avec des losers bien énervés, des gros lascars plus ou moins près de l’univers carcéral mais tu m’appelles quasiment tous les soirs pour discuter. (Ce que tu n’as pas l’occasion de faire avec tes étalons, j’en conviens).

« Je reviens d’une semaine dans la maison de vacances de ton meilleur pote dans le Sud. Oui, on est ensemble. »
Elle : 6 ans de médecine
Lui : 1 an de prépa, 1 an de kiné, 1 an d’osthéo, 1 an d’histoire, 1 an d’informatique (Cf. descriptif du type qui plaît évoqué précédemment)

J’aurais jamais dû les présenter.

L’idée de la relation amoureuse véhiculée par les médias de masse (TV, radio, presse pipole), donne une bien piètre image du couple occidental nouvelle génération.

Clinton trompe sa femme qui lui pardonne (le confort politique et personnel avant le combat de la femme ?),
Hugh Hefner (patron de Playboy) a quatre femmes (consentantes et qui l’aiment bien sûr),
Chris Brown amoche sa copine Rihanna qui lui pardonne,
Giuseppe qui aurait déjà fait de la prison pour des violences sur les femmes est un beau gosse matcho duquel les filles savent à quoi s’attendre mais y vont quand même.

Et ça choque personne ?

Et après, hypocrites comme on est, on fait une Journée Internationale pour l’Elimination de la Violence contre les Femmes ?!

Le machisme ambiant n'est qu'une version light de l’intemporelle violence faite aux femmes… qui me font par ailleurs comprendre que c’est ce qu’elles aiment (le machisme pas la violence). Il y a quelque chose d’illogique là-dedans.

La Journée Internationale pour l’Elimination de la Violence contre les Femmes est une aberration au même titre que la Journée de la Femme.
Dieudonné disait « Aujourd’hui c’est la Journée de la Femme. J’ai pas pété. » ou quelque chose approchant.
En cette phrase on voit l’impact qu’a une telle action : AUCUN. En tout cas, c’est une goutte d’eau dans l’océan de la violence faite aux femmes.

Il faudrait au moins mettre en place « La décennie pour l’Elimination de la Violence » et si ça ne suffit pas : le siècle.
Comme les Chinois tournent sur des animaux tels que le Buffle ou le Rat, il faudrait donner un thème par année ou décade. Ce serait déjà plus significatif qu’une journée.
Enfin j’ai quand même l’impression que ces années 2000 ont été les années du Chacal et de la Bécasse.

Le problème doit venir de moi. A 24 ans, je suis un vieux de la vieille : beaucoup trop de valeurs pour ce siècle.

Oui, maniaque, j’aime faire le ménage.
Oui, fin gourmet et gros gourmand, j’aime faire la cuisine.
Non, je ne raffole pas de bière.
Non, je n’aime pas le football ni aucun sport d’équipe.
Non, je n’aime pas les blagues sexistes, aussi bien sur les garçons que sur les filles.

Et même si je suis votre meilleur ami gentes dames, non, je ne suis pas gay.

Je vous en prie, Mesdames, Mesdemoiselles, commentez cet article, insultez moi s’il le faut mais évitez-moi de me retrouver dans cette éternelle impasse qu’est la discussion que m’offre la fille avec qui j’essaie d’échanger un peu.

- Non sérieux t’es pas d’accord ?
- non
- Qu’est-ce que t’en penses sinon ?
- je c pa lol

Traitez-moi de connard de Parisien égocentrique qui ne voit que son nombril et peut-être verrai-je enfin la petite lueur de la fin du célibat se profiler au bout du tunnel. (Cf résumé du mec idéal narcissique et égoïste présenté précédemment).

Appréciez cet article et vous me conforterez dans l’idée que je suis lucide sur la situation des mecs réglos qui respectent encore un peu les femmes.

Et comme j’aime être constructif, à la question « Et donc ? » je répondrais :

Donc Mesdames, Mesdemoiselles, soyez cohérentes.
Vous ne voulez plus de violences faites aux femmes. Alors exigez l’homme gentil, l’homme calme et réfléchi, celui que vous ignorez parce que c’est votre « pote » et à qui vous dîtes sans cesse qu’il « trouvera un jour la femme de sa vie blablabla » car inconsciemment, vous savez que lui ne vous fera jamais de mal.

Signé

Votre meilleur pote.

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10 juin 2010

Call Of Futile - Modern Voir Faire

Untitled Document

Bonjour collègues moutons et merci de faire un tour sur ma page, à l'occasion de mon premier article. :)N’étant pas fortiche pour les présentations, je vous propose de commencer tout de suite avec un reportage qui date d’il y a environ trois mois, passé sur M6 dans le 66 Minutes.
Veuillez le regarder avec attention avant de lire la suite de l'article.


« Les trois meilleures ventes de jeux en France sont des jeux de guerre ».
Journalistes TV, quels sont vos trois thèmes préférés ? Ou du moins le top 3 des thèmes que vous exploitez le plus à la télévision ?
La guerre ne constitue-t-elle pas un fonds de commerce du journalisme ? De 39-45 au conflit Israëlo-Palestinien, en passant par la guerre froide, n’est-ce pas cela qui a en partie fait vivre votre profession durant ces dernières années ? Après il y a évidemment, les meurtres, les attentats, la pédophilie, les affaires de sexe dans les hautes sphères et autres thématiques ludiques que vous adorez exploiter et surexploiter.

Un ami journaliste fan de jeu vidéo (paradoxe quand tu nous tiens !) m’a expliqué la chose suivante : « Le curling pendant les JO d’hiver, c’était traité complètement à l’arrache. Mais ils l’ont traité parce que c’était dans l’actu. Les journalistes ne sont pas non plus des surhommes, ils doivent aussi un peu traiter tout ce qui arrive ; ils ne peuvent pas tout savoir sur tout. Et les jeux vidéo, ça ne les intéresse pas ».
On y est. Il y aurait donc apparemment une obligation de résultat qui impose de faire l’impasse sur la véritable enquête. Ici, à la fin du reportage on a droit à un « Notre expérience a été concluante ». Vous oubliez le « Nananère ». Alors non seulement le contenu est bâclé, mais en plus on s’en congratule.
On paye 5 jeux à deux gosses pour montrer que les vendeurs de jeux vidéo ne font qu’à moitié leur boulot. Quel journalisme d’investigation !

Sherlock Holmes, sors ton calepin et prends des notes.

Le ton employé dans ce reportage semble vouloir dénoncer l’irresponsabilité des magasins de jeux vidéo à vendre des articles au contenu inadapté à la tranche d’âge du client. La rédaction du 666 minutes a-t-elle conscience que lorsqu’il allumera sa télévision avant de mettre en route sa XBOX 360, il tombera sur Les Infiltrés de France 2, spécial pédophilie, où il sera textuellement question de « caresse de chatte » et autres termes salaces. D’accord c’est en deuxième partie de soirée, soit 22h50 mais je me suis tout de même étonné de l’absence d’un macaron -12 ou -16 le long de cette émission.

Oui, il s’agit de cette fameuse émission qui a fait un buzz pour sa dérive policière.
Bien entendu, que les enfants entendent ces mots ne me dérange pas outre mesure. D’une part les parents peuvent leur expliquer que c’est à éviter en société, d’autre part ils les entendront suffisamment à l’école ou même dans d’autres émissions. Bite, nichon, couille, c’est tout de même la base d’une certaine tradition paillarde française.
M6 où la chaîne qui, il y a dix ans, en précurseur de l’immoralité à venir de la télévision française, diffusait à une heure où d’innocents-enfants-qui-jouent-aux-jeux-vidéo regardaient, une blonde platine à gros seins forniquer dans une piscine devant une dizaine de caméras et des millions de téléspectateurs. Et si on considère que « Chaque société hérite de la jeunesse qu’elle mérite », il ne faut pas s’inquiéter du patrimoine qui sera légué aux prochaines générations.
Toujours est-il que ce même ami journaliste me disait : « En fait le problème numéro 1, c’est que tous ces reportages disent la même chose et ne vont donc pas chercher plus loin. Mais ça, ce n’est pas qu’au sujet des jeux vidéo. En réalité un bon rédac’chef, reçoit la proposition de sujet du journaliste et il est sensé lui répondre « Mais tu m’apprends quoi de nouveau là ?! » »
On y est². Vraisemblablement, on n’est plus dans la nouveauté, l’inédit. On s’installe dans un petit cocon confortable et conformiste d’information dite et redite et tout ira pour le mieux.

Facilité 1 – 0 Investigation

Notez que pas une seule fois dans le reportage, il n’est demandé à Maxime « Pourquoi tu joues ? » ou aux élèves alsaciens « Qu’est ce que vous aimez là-dedans ? ».
Par contre, on ne lésinera sur les Yes-No questions, qui orientent à peine les discours en fonction du point de vue que veut transmettre l’équipe d’M6.
Tout cela me navre. J’en suis à un point où je féliciterais la journaliste pour avoir correctement prononcé FPS, lire Effpéaisse et pas Fpeuss comme l’aurait dit Nathanaël de Rincquesen. Sérieusement, journalistes, comment voulez-vous crédibiliser votre discours avec des lectures phonétiques d’initiales ? Souvenez-vous.

J’imagine Nathou a une réunion sur la prévention de l’addiction aux MMORPG, devant une assemblée de parents : « Prévenez vos enfants du danger des Meuporgs, c’est un véritable danger. » Crédibilité 0.
J’avoue vouer une admiration absolue à cette culture du cliché dans les reportages télé. C’est absolument gigantesque de démagogie teintée d’hypocrisie et totalement dénuée d’objectivité.
Déjà que les thèmes se répètent, la manière de laquelle ils sont traités est parfois même plus ludiques que les jeux proposés sur les autres chaînes le reste de la journée.
En voyant le début du reportage je me suis dit, on va avoir droit au package : avis d’expert du psychologue-pédospychiatre-expert-en-jeu-vidéo-addiction-chez-les-jeunes, et au témoignage du père dépassé par les « évènements », qui nous sortirait presque un « la technologie, ça va trop vite pour moi ».

Bingo.
C'était trop facile.

Revenons-en à cette pseudo violence pointée du doigt dans le reportage.

« Moi j'crois bien n'avoir jamais joué à la paix » disait Médine.

C’est ça le fond du problème. L’être humain, au fil des générations applique ce qu’on appelle en Anglais, un Role Model. Plus trivialement exprimé, les petits garçons jouent aux cow-boys, les petites filles jouent à la maman avec leur poupée.
Aujourd’hui c’est pareil, avec plus de moyens techniques. Les filles jouent aux Sim’s, les garçons à Call of Duty. Bon, c’est extrêmement réducteur, mais je m’adapte à M6.

Tiens, à propos du titre de mon article, qui détourne ce best seller 2010 qu’est Call of Duty : Modern Warfare, je me suis dit que le « voir faire » est un bon résumé d'un procédé typique du journal TV français. On filme l’autre en train de faire le truc qu’on va dénoncer dans le reportage, sans avoir essayé quoi que ce soit. On filme les enfants, on filme les parents, on filme même un journaliste qui va essayer deux minutes de jeu pour nous sortir une phrase bateau et roulez jeunesse.
Quand les créateurs du dessin animé South Park font un épisode complet consacré à dénoncer le danger de certains jeux pouvant rendre « addict », on ressent clairement qu’il y a de l’investissement de leur part. Même s’ils n’ont pas joué à World of Warcraft, (chose dont je doute) ils ont été néanmoins établir un partenariat avec Blizzard, les éditeurs du jeu, qui en plus de les laisser critiquer, leur ont laissé accès à un serveur dédié. Au final on a un épisode grandiose, récompensé aux Emmy Awards, alors que ça dénonce certainement la même chose que le 666 minutes dont il est question ici.
Journalistes, vous avez le droit d’alerter sur les dangers des jeux vidéo, d’Internet et tout le reste du progrès technologique, mais impliquez vous un peu bon sang !

Ha oui le sang. J’ai hésité à mettre du rouge dans mon article mais pour ne pas heurter la sensibilité des lecteurs j’ai décidé de le laisser en nuances de gris.

(rires)

« C’est pour épargner aux plus jeunes toute cette hémoglobine que nous avons passé certaines images en noir et blanc »

Sérieusement M6, vous mettez en noir et blanc des passages où il y a des pixels sanglants … et vous diffusez Californication ?! et en couleurs ?!
C’est vrai que dans la bataille entre la tâche rouge et la tâche blanche, l’une des deux y perdra plus que l’autre dans le passage au noir et blanc.

Si les parents doivent être avertis du danger des jeux vidéo, ils doivent l'être également du vide absolu du contenu de ce genre de reportage.

Au final, je me permettrai ces simples questions. Ne serait-ce pas plutôt de la jalousie ? Les jeux vidéo ne dévieraient-ils pas vos « temps de cerveau disponible » de vos publicités ?

Amicalement,
Brain Sheep

World_of_Journalism3

Posté par brainsheep à 11:26 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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